Un an s’est écoulé depuis mon arrivée à la direction de la Fondation Institut de gériatrie de Montréal. Chaque matin, alors que débute ma journée, je mesure la chance que j’ai de travailler avec ce que l’humain a de mieux à offrir : le dévouement et l’expertise.

Le vieillissement a mauvaise presse. Il a besoin d’amour. De beaucoup d’amour. Les problèmes de santé – petits et grands – qui s’accumulent, les amis qui «partent en premier», l’isolement qui s’installe… Personne ne souhaite vieillir lorsque l’horizon ne se décline qu’en nuances de gris.

Et pourtant.

Chaque jour, je suis témoin d’une autre réalité. Une réalité portée par une communauté profondément engagée, qui se mobilise avec cœur pour soutenir les aîné·e·s du Québec. Une réalité façonnée par des spécialistes et des chercheur·euse·s d’exception qui offrent le meilleur de la médecine à leurs patient·e·s et repoussent, sans relâche, les limites de la connaissance en gériatrie.

Au cours de cette première année, une phrase s’est imposée à moi avec une force particulière : la vieillesse est une période précieuse.

Précieuse, comme les bras rassurants de ma mère.
Précieuse, comme le rire franc de mon père.
Précieuse, comme le parfum poudré de mes tantes.

Ces êtres chers, qui ont été des piliers pour me permettre de grandir, d’avancer, de devenir… et qui, au fil du temps, deviennent plus vulnérables.

Peu importe qui nous sommes, peu importe le chemin parcouru, nous sommes tous portés par celles et ceux qui nous ont précédés. Par leurs gestes, leurs sacrifices, leur travail — mais surtout, par leur confiance en l’avenir.

C’est cette reconnaissance profonde qui m’habite chaque fois que je franchis les portes de l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal. Et c’est elle qui nourrit cette ambition constante : offrir toujours plus, et toujours mieux, à nos aîné·e·s.

Ensemble, continuons à faire du vieillissement une période précieuse — et pourquoi pas… véritablement lumineuse.


Marie-Hélène
Directrice générale