Arthrose, raideurs, douleurs persistantes… Vieillir vient souvent avec son lot d’inconforts. Mais faut-il pour autant s’y résigner? En compagnie du Dr David Lussier, gériatre et directeur de la clinique de gestion de la douleur chronique à l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal, Janette Bertrand aborde des pistes concrètes pour mieux apprivoiser la douleur, rester actif et préserver sa qualité de vie après 65 ans.

 

Dr David Lussier, gériatre et directeur de la clinique de gestion de la douleur chronique,
Institut universitaire de gériatrie de Montréal

 

Grâce à la campagne Chère Janette, à travers laquelle des milliers de personnes aînées et proches aidantes ont pu partager leurs préoccupations, Janette Bertrand poursuit une conversation essentielle sur le vieillissement et le mieux-être. C’est aux côtés de « son » gériatre – comme elle aime affectueusement l’appeler – qu’elle aborde un sujet qui touche une grande majorité de personnes aînées : la douleur.

Sourde ou aiguë, constante ou intermittente, elle peut assombrir les journées, affecter le moral et limiter les loisirs. Au cœur de sa pratique, le Dr Lussier accompagne justement les personnes aînées dans la recherche d’un meilleur confort au quotidien.

Arthrite, arthrose et vieillissement : quand le corps parle

Avec l’âge, plusieurs personnes développent de l’arthrite ou de l’arthrose. Alors que l’arthrite est liée à une inflammation des articulations, l’arthrose correspond plutôt à l’usure progressive du cartilage qui protège l’extrémité des os. Dans les deux cas, la douleur s’immisce et peut vite envahir le quotidien.

« On sait que les femmes font plus d’arthrose que les hommes; elles sont donc plus sujettes à la douleur », explique le Dr Lussier. Des facteurs comme les changements de température et l’humidité peuvent aussi accentuer les symptômes.

Personne n’est à l’abri de cette usure naturelle du corps, mais attention : reconnaître que certaines douleurs sont liées au vieillissement ne signifie pas qu’il faut les banaliser ni rester les bras croisés.

Bouger malgré la douleur chronique

Le conseil principal du gériatre est clair : il faut continuer à bouger. Même si cela peut sembler contre-intuitif lorsqu’on souffre, l’inactivité aggrave souvent les douleurs. Un cercle vicieux s’installe alors : moins on bouge, plus les articulations deviennent raides, les muscles s’affaiblissent et la douleur augmente… ce qui réduit encore davantage l’envie de rester actif.

À ce propos, le médecin aime bien citer cet adage de sa grand-mère : « Grouille avant que ça rouille ». Une phrase toute simple qui résume bien l’importance de l’activité physique pour la santé.

Marcher, pédaler… tout en douceur

Selon le Dr Lussier, la marche demeure l’activité physique de choix pour les personnes aînées. Même celles qui ont des problèmes d’équilibre peuvent s’y adonner grâce à certains ajustements : utiliser une marchette, porter de l’équipement de protection ou encore se faire accompagner.

Autre solution intéressante : le pédalier. Compact et facile à utiliser, il se dépose directement au sol, devant un fauteuil, et permet de garder les jambes actives tout en vaquant à ses occupations préférées.

Trouver l’équilibre entre activité et repos

Bouger ne veut pas dire ignorer ses limites. Le repos est aussi essentiel à la santé. Lors d’un épisode de douleur plus intense, ralentir peut s’avérer nécessaire. Cependant, rester au lit durant une période prolongée n’est pas sans conséquences : l’inactivité risque d’accentuer les raideurs et de diminuer la mobilité.

Il faut donc apprendre à doser ses efforts : en respectant son niveau d’énergie et en privilégiant les activités qui procurent un réel plaisir et qui bénéficient aussi à la santé mentale.

Apprendre à vivre avec les inconforts

Au fil de leurs échanges, Janette Bertrand et le Dr David Lussier en arrivent à un constat à la fois simple et essentiel : le vieillissement fait partie de la vie. On ne peut pas toujours éviter les douleurs et les inconforts, mais il est possible d’apprendre à mieux les gérer, à rester actif et à adapter son rythme de vie ou ses activités, selon ses capacités.

L’important, selon le gériatre, est que chacun·e découvre les stratégies qui lui conviennent le mieux. En somme, chaque personne reste experte de son propre corps et doit s’impliquer activement dans son bien-être.


Ce sujet vous intéresse ? Explorez la fiche d’information sur la gestion de la douleur chronique chez les personnes âgées, accessible sur le site du programme AvantÂge. Consulter la fiche


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La Fondation remercie chaleureusement Québecor, partenaire présentateur de cette campagne, ainsi que Desjardins, partenaire des capsules vidéo. Elle tient également à remercier la Fondation Mirella et Lino Saputo de son précieux soutien.

La Fondation Institut de gériatrie de Montréal contribue à la recherche de solutions concrètes aux enjeux du vieillissement et à l’amélioration de la qualité de vie des personnes aînées.

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